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A propos de Les Cantos d’Hypérion

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Par bloger

Je suis en plein dedans-là, et j’avoue que j’ai un peu de mal à rentrer dedans. En fait, exactement comme L’echiquier du mal, 

Par yod

Cher Thom, Je vous fait passer une reaction d’un ami ecrivain, qui a eu son petit succès dans les années 90, et que j’appelerais 

Par Troll

Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion

Livres

Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion

1989-1990 - Par Thom, 11 mars 2004.

Rien ne devient jamais réel tant que l’expérience n’en a été faite :

La science-fiction est un genre trop vite catalogué... Ceci me désespère car on y trouve pourtant certains des ouvrages qui m’ont le plus touché. Mais essayez d’en faire lire à quelqu’un qui n’en a pas l’habitude et vous ne récolterez qu’un catégorique "je ne lis pas de SF". Sans doute, pour ces gens là, la Science Fiction n’évoque que les space-opérettes et autres séries Z, peuplées d’épées lasers et de petits bonhommes verts. Faites l’expérience, développez la même intrigue au XVe siècle ou au XXVe siècle, dans les deux cas il s’agit de fiction mais celle connotée "science" devra subir le poids des préjugés.

Alors que la SF est bien plus que ça. Comme dans tous les genres, il existe naturellement des clichés, des recettes et des ficelles conjugués à toutes les sauces. Mais quelques auteurs, parmi lesquels Dan Simmons, ont su utiliser le décor futuriste pour une œuvre beaucoup plus globale et actuelle qu’on ne pourrait le présager... La SF de cette trempe là dépasse largement le cadre étroit d’un genre littéraire. Au contraire, j’ai tendance à croire qu’une telle œuvre s’inscrit alors pleinement au carrefour de toutes les littératures, transformant l’intitulé "Science-Fiction" en un méta-genre d’une richesse considérable.

On retrouve, dans Les Cantos d’Hypérion, les ingrédients habituels : Après l’Evénement ayant détruit l’Ancienne Terre, le genre humain sous la gouverne de l’Hégémonie a entrepris la conquête de la galaxie. Les planètes rencontrées ont petit à petit rejoint le Retz mais les mystères de l’une d’entre elles, nommée Hypérion en souvenir d’un poème de John Keats, ne se laissent pas percer à jour : les Tombeaux du Temps semblent remonter le cours du temps et une créature surhumaine, le gritche, sème la terreur. Epaulés par les Intelligences Artificielles du Technocentre aujourd’hui autonomes, Les Forces Spéciales de l’Hégémonie s’engagent autour de la planète Hypérion dans un conflit contre les Extros, groupe mutant dissident. Un conflit qui risque fort de casser le fragile équilibre qui régit la galaxie s’il ne sonne pas définitivement le glas du genre humain...

Dans une trame d’une richesse étonnante, le lecteur accompagne le destin de sept pèlerins engagés pour effectuer une dernière visite aux tombeaux du temps. Ces sept personnages (un ecclésiastique, un militaire, un poète, un scientifique, un chevalier, une détective privé et un diplomate) choisis (par qui ?) parmi toute la population du Retz ont tous une relation particulière avec la planète d’Hypérion et ses mystères. Afin de mieux comprendre leurs motivations réciproques, ils profitent du voyage jusqu’aux Tombeaux du Temps pour partager leurs expériences respectives. Sous forme de récits dans le récit, Dan Simmons entreprend la narration de chacune des expériences avec un genre et un style différent, lorgnant parfois vers les grands nouvellistes comme Poe. Le premier tome (nommé simplement Hypérion) est constitué de la juxtaposition de ces témoignages et leur lecture nous fait découvrir les protagonistes et leurs véritables personnalités avec une précision et une profondeur rares en littérature...

Je parlais de "carrefour des genres". Les Cantos d’Hyperion est en effet une vaste réflexion sur notre monde avec comme sujets abordés, entre autres, le poids du destin, le pouvoir destructeur du genre humain, le rapport du créateur à sa création, la folie des religions... Réflexion certes mais pas de jugements péremptoires, juste des individus jetés aux pieds des grands maux de l’humanité... Dan Simmons brouille les piste et joue avec le lecteur. Les références à Keats parsèment le livres, les protagonistes se croisent et se recroisent, à la fois jouets du destin et de leurs ambitions individualistes. Le futur rejoint le passé sous nos yeux. Les choses perdent sens. Y a t-il un dieu derrière tout ça ou faut-il le créer pour expier nos péchés ?

Les Cantos d’Hyperion à mes yeux c’est tout à la fois... Une richesse étonnante, tant au niveau du scénario que des personnages ou des sujets abordés... Une oeuvre qui dépasse le cadre de la SF et qui lui donne dans le même temps ses plus belles lettres de noblesse... Une référence à aborder pour tous ceux qui jusque là ont délaissé le genre...

Forum de la Chronique de "Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion"

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  • Would you be interested in exchanging blogroll links ?

    Par bloger, 10 octobre 2008

    Hello. I was reading someone elses blog and saw you on their blogroll. Would you be interested in exchanging blogroll links ? If so, Add the follow links.Thanks !

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  • > Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion

    Par yod, 16 avril 2004

    Je suis en plein dedans-là, et j’avoue que j’ai un peu de mal à rentrer dedans. En fait, exactement comme L’echiquier du mal, je trouve que ça se lit bien, que c’est du bon roman, mais de là à comparer à Herbert...

    enfin, je le finis, et on en reparle :)

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  • > Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion

    Par Troll, 11 mars 2004

    Cher Thom,

    Je vous fait passer une reaction d’un ami ecrivain, qui a eu son petit succès dans les années 90, et que j’appelerais sobrement Pierre B. pour ne pas faire de publicité malvenue.

    "Certes, votre article est des plus enthousiasmant, mais il néglige à mon humble avis une composante majeure de l’univers de la SF : le CUL ! Je m’efforce à travers mes oeuvres les plus récentes de réhabiliter ce theme delaissé par les frigides que sont Asimov ou Herbert. Alors s’il vous plait, je vous en prie."

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    • > Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion

      Par f, 28 avril 2004

      A thing of beauty is a joy for ever :

      Its loveliness increases ; it will never

      Pass into nothingness ; but still will keep

      A bower quiet for us, and a sleep

      Full of sweet dreams, and health, and quiet breathing.

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    • > Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion

      Par Félash, 19 mai 2005

      Asimov était fort pudique à ses débuts, mais il s’est aussi essayé à quelques histoires un peu plus grivoises :) Il a notamment aussi rédigé des recueils de haïku un peu olé olé, si je puis dire !

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      • > Dan Simmons - Les Cantos d’Hypérion

        22 mai 2005

        Et les accouplements entre Fremens et vers des sables dans Dune ne me semblent pas spécialement "pudique" :)

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