- Palace - L’intégrale

Cinéma

Palace - L’intégrale

2004 - TF1 Vidéo - Par xavier, 15 juin 2005.

Le Client Est Toujours Roi :

Certaines personnes se demandent comment peut bien fonctionner un bouvreuil ou si la salade verte n’est pas un mélange de salade bleue et de salade jaune. Absurde ? Complètement ! Mais c’est là tout l’intérêt, tout le comique de la situation comme dirait l’autre.

C’est sur cette base de comique loufoque que des gens comme Jean Michel Ribes, Roland Topor ou Georges Wolinski ont créé un palace de toutes pièces pour y accueillir la crème des comédiens français. Christian Fechner leur a fait confiance mais il est vrai que « Merci Bernard » leur avait déjà donné une crédibilité plus qu’encourageante.

Ce palace irréprochable où les tartines tombent toujours du bon côté et où les savonnettes ne glissent jamais des mains n’est finalement qu’un cadre, un prétexte permettant à nos acteurs, réguliers ou occasionnels, de se défouler à loisir, en racontant d’incommensurables conneries. L’adhésion au concept « Palace » a été massive, une véritable confrontation de talents, toutes générations et tous horizons confondus.

Certains s’y lancent comme François Morel, Valérie Lemercier ou même les Nuls, mais bon nombre de comédiens chevronnés se prêtent au jeu : Jean Yanne, Pierre Mondy, Jacqueline Maillan ou encore un Jacques François, cette fois en maître d’hôtel, impeccable comme toujours. Daniel Prévost était là aussi, son collègue Desproges aurait apprécié. Delicieusement emprunté, Philippe Khorsand dirige le tout, régulièrement dérangé par Marcel Philippot alors que Jean Carmet et Claude Piéplu prennent le spectateur à parti pour lui énoncer brèves de comptoir et recommandations en tout genre. Cerise sur le gâteau, les interventions irritées du conférencier François Rollin, professeur Rollin pardon, seul à être à la fois auteur et acteur.

Trois DVD, plus de huit heures de délire, de petites saynètes alternées avec des histoires plus copieuses et pourtant tout passe si vite. Il y a sûrement encore des chutes quelque part (il y avait bien Darry Cowl dans le lot...) mais peu importe, ce prestigieux coffret nous montre, sans nostalgie excessive, ce que l’on savait faire de bien à la télé il y a quelques années. A l’heure de sa télé-poubelle, ou réalité dit-on maintenant, on se rend compte que l’on a pas tous les jours l’occasion de dire merci à TF1.