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Musique
Sons and daughters - The Repulsion Box
2005 - Domino Records - Par yod, 18 juillet 2005.
Je l’ai ! Je le tiens, mon album de l’été ! Celui que je vais me passer en boucle jusqu’à plus soif et plus probablement jusqu’à l’exaspération complète de mon entourage. C’est court et efficace, rythmé, épicé, tout ce qu’on veut. Une sorte de Franz Ferdinand estival (également produit par Domino Records), qui arrive à point nommé pour réveiller nos esprits abrutis par la lourde chaleur de juillet.
The Repulsion Box est le second album du quatuor anglais Sons and Daughters. Fondé en 2001, le groupe avait déjà réalisé un fameux coup d’essai grâce à The Love Cup (2003). Prometteur mais un peu court, l’album n’avait pas marqué les esprits plus que de raison. Qu’à cela ne tienne, ils ont décidé de frapper à nouveau.
Ce nouvel opus reprend la formule musicale du premier en l’amplifiant et la radicalisant, et ce malgré l’opposition de façade que suggère le titre de l’album. Batterie rapide, lignes de basse profondes, et petits riffs de guitare introduisent le débit rapide et saccadé de la jeune Adele Bethel, qui se pose d’entrée de jeu comme une Gwen Stefani que l’âge et le succès n’auraient pas encore pervertie.
Le souffle de cet album est court, structuré par une batterie aussi simple qu’efficace, parfois agrémenté par un tambourin ou un claquement de mains. La guitare économise ses notes, claquant quelques accords avant de se mettre en sourdine afin de mettre en valeur les voix, soulignées alors par quelques notes de basse seulement. Le rythme des chansons s’accélère progressivement, gravement, avant d’exploser, et de s’arrêter net, aussi brutalement qu’il avait commencé. Cela dure 3 minutes, souvent moins, et on a à peine le temps de se remettre que ça redémarre déjà en trombe.
Tout l’album se dessine en rouge et noir, à l’instar de sa couverture : noir pour la sombre et calme voix de Scott Paterson, rouge pour la fureur toute en finesse qu’affiche Adele Bethel. Entre ces deux extrêmes, guitare, batterie et bass choississent tour à tour leur camp, avant de sombrer ensemble dans un même chaos final.
Dans ce maelström musical, de nombreuses touches de couleur viennent apporter quelques nuances aux deux teintes principales. Des influences latines esquissent ici et là un air de flamenco et de guitare espagnole, alors que la vieille Amérique s’incarne à travers quelques références à Johnny Cash. Certains verront également dans le chant de Paterson une réminiscence de Nick Cave, mais c’est sans doute aller un peu vite en besogne.
The Repulsion Box ne révolutionne pas le genre, mais là n’est pas son intention. Incarnant un rock à la fois pur, sans complexe et inventif, il s’inscrit dans la droite lignée des fameux groupes en the, qui n’en finissent pas de rafraîchir le combo chant/guitare/basse/batterie.
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